Ralentir.

“ »Adopt the pace of nature, her secret is patience ».  Ralph Waldo Emerson

Il y a des journées, comme aujourd’hui, lors desquelles je suis incapable de fonctionner au rythme que j’aimerais. Sans blague, il y a probablement 15 trucs plus ou moins urgents sur ma “To do” liste et je crains ne pouvoir en régler que 3 ou peut-être 4 (ça c’est si je suis affectée d’un soudain élan d’énergie et de volonté plus que bienvenu), considérant ma vitesse d’exécution depuis ce matin.

Je suis lente, j’ai pas envie, je procrastine (j’vous ai partagé comment bonne je suis dans l’art de la procrastination ? Ne soyez surtout pas jaloux là, mais je torche) ! Je regarde ma liste, la tête dans les nuages. Je ne me mens même plus. J’ai besoin de repos, j’ai besoin de ne pas me piocher sur la tête devant une liste toute belle belle et remplie de bonnes intentions. J’ai surtout besoin que ce que j’accomplis, (ou pas) aujourd’hui, soit assez pour moi. Car c’est entre moi et moi que ça se passe et c’est tout. Personne d’autre ne porte jugement sur mes accomplissements. Les autres s’en foutent en fait ! J’ai donc le plein pouvoir de ma perspective, encore une fois.

Si la nature est capable de ralentir au besoin, et si sa progression n’est jamais en doute peu importe la cadence de ses réalisations, alors moi aussi j’ai le droit à ces journées plus lentes, plus douillettes et moins prolifiques ! Je peux aussi m’offrir cette patience et cette grâce.

Si je le dis, (l’écris) c’est que j’y crois, ou du moins, que je veux y croire 😉

Alors sur ce, je retourne à mon délicieux café. Liste à mes côtés, toujours aussi belle belle et toujours aucun “To do” de raturé !

Bonne journée au ralenti !